Les femmes n’ont pas le sens de l’orientation

Depuis quelques temps maintenant, je vais au taf en moto. Tout ça vient de cette épique semaine où je n’ai pas réussi à me réveiller le matin et où j’ai calé mes journées entre midi et onze heure du soir, ce qui fait de bonnes journées mais qui m’a obligée à courir après le métro. Bref, ça m’a saoulé, et devant les assaut répétés de mon ex dont je suppose un peu qu’il s’en veut de m’avoir fait acheter une moto malgré mes doutes en m’assurant “t’inquiète pas, je serai toujours là” pour me plaquer quelques temps plus tard, mais bref, ne revenons sur ces petits illogismes de la vie quotidienne, sous les assauts répétés de celui qui fût l’homme, donc, je cédai et je tentai l’expérience d’aller jusqu’à mon boulot à moto.

Il était pourtant bien loin le temps où celui qui a des remords et moi avions tracé l’itinéraire. Autant dire que je ne m’en souvenais plus. No stress (enfin, je dis ça aujourd’hui), je pars quand même. Sur le début, je gère, plus l’itinéraire que la moto, mais je gère. Je prends le tunnel sous la gare, celui là même dont j’ai appris aujourd’hui, grâce à un collègue qui, passant son permis moto, vient de valider son code, que le panneau qui me semblait être une interdiction pour les motos était en fait une interdiction pour les moins de 125cm3, youhou la vie belle, ahaha. Bref, je sors du tunnel, et je me perds. Mais comme, mine de rien, ça commence à faire quelques années que j’ai posé mes valises dans la cité phocéenne, à un moment, je me suis dit “hmm, j’ai dépassé mon point d’arrivée” et j’ai découvert, après plusieurs tentatives, un moyen très simple de faire demi-tour.

Quelques jours plus tard, je trouve enfin, après moult discussions et consultation de Google Maps, l’itinéraire, le vrai, celui que désormais j’adopte parce que je l’aime bien et que je le maîtrise, et ouais, même que des fois je remonte un peu les voiture, youhou, c’est la fête.

Forte de ma maigre expérience, il y a quelques jours, alors que je n’avais plus de cigarettes et que mon nouveau moyen de locomotion m’avait privé de la confortable solution du “oh chouette, y’a un tabac ouvert jusqu’à pas d’heure juste à côté de la sortie de métro”, je me dis, alors que j’attendais patiemment que le feu qui régule l’entrée dans l’enfer vert de la Porte d’Aix, un foutu rond point à trois voix avec des feux tous les 20cm, que j’allais prendre à droite pour aller m’acheter des clopes sur le vieux Port.

A priori, l’idée paraissait judicieuse. A posteriori, après m’être vaguement paumée dans le 1er arrondissement parce que j’ai tourné à gauche alors qu’il ne fallait pas, avoir traversé une jungle de voitures pour descendre le Quai du Port, avoir remonté puis redescendu le quai du Port pour m’être garé sur la Place Gabriel Péri (là aussi, a priori, l’idée paraissait judicieuse), avoir eu pitié de mon moteur sur le démarrage de l’avenue de Breteuil, avoir raté deux fois mon démarrage en putain de cote que c’est pas humain de construire une ville sur une montagne de merde dans la rue dont je ne sais plus le nom qui fait relie la rue de Rome au cours Lieutaud, avoir sué sang et eaux pour maintenir un régime moteur descent dans la rue d’après, toute aussi inclinée de la précédente, derrière un caisseux qui pilait tous les deux mètres ayant cru voir une place (non, non, et non, dans ce quartier, il n’y a jamais de place pour se garer, arrêtez de piler comme des cons, merde!), avoir maudit la DDE pour avoir rajouté des stops à quasiment chaque rue dans la rue Blanqui sans m’avoir prévenu nominativement, c’est une honte, avoir manqué de coucher la moto en en loupant un sur la fin, et me rendre finalement compte que le voisin de place de parking s’était garé définitivement trop près de la R5 pour que je gare la moto derrière celle-ci, l’idée me parût nettement moins judicieuse.

D’ailleurs, quand j’ai essoré mon tee-shirt avant d’aller prendre une douche salvatrice et ô combien méritée, j’ai pensé dans un premier temps que je pourrais réhydrater le Sahel et dans un deuxième que c’était du sport, la moto en ville, en fait.

La morale de cette petite histoire, c’est que j’ai visité sans en avoir l’intention des quartiers sympa auxquels je pourrais étendre ma recherche infructueuse d’un deux pièces répondant à mes critères de sélection, et qu’il faut que je trouve un trajet plus simple et passant devant un tabac, ou bien beaucoup plus simplement que j’aille acheter mes clopes pendant une pause au taf, avec mes deux pieds, comme avant, parce que la marche à pied, pour le coup, je gère réellement comme moyen de locomotion.

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Dé, sinon ?

Il y a de cela bien longtemps, je m’étais acheté du matériel informatique, dont d’ailleurs deux écrans qui sont encore dans leur cartons, honte sur moi.

Aujourd’hui, je me décidai à installer ma tablette graphique, forte de mes émotions de la journée : imaginez, j’ai croisé Daniel Pennac en vrai sur la Place de la Comédie à Montpellier (et Isabelle Alonso aussi, mais elle je m’en fous). Bref, ragaillardie par cette expérience ma foi fort peu enrichissante, puisque que sieur Pennac a la même tête à la télé qu’en vrai, je décidai bla bla bla, cf. début du paragraphe.

Force est de constater que je suis nulle en dessin. Jugez par vous-même :

Tablette graphique ThinLine, l'originale

L’originale

Tablette graphique ThinLine, vue par Mag

Le dessin

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De l’indignation islamophobe

Oui, l’adjectif est un peu fort, j’avoue. Mais il ne fait que trahir ma profonde incompréhension face aux bouillonnements médiatiques de l’histoire que je vais vous conter, plus pour le contexte qu’autre chose, puisque vous la connaissez certainement déjà.

Voilà donc l’histoire. Un homme français se marie avec une femme. Pour lui, la virginité de sa femme est très importante pour le mariage, la femme le sait et lui assure être encore de première fraîcheur. Le mariage a lieu, et la nuit de noce avec, qui va prouver à l’homme que celle à qui il s’est uni lui a menti, ce que d’ailleurs elle reconnaît. En conséquence de quoi, l’homme engage une démarche juridique pour obtenir l’annulation du mariage, annulation qu’il obtient un peu plus d’un an après le mariage. Eolas explique ici la décision juridique.

Le hic, c’est que le citoyen français en question est musulman. On en aurait fait bien moins cas si il s’était s’agit d’un catholique, mais non, il est musulman, de cette religion des envahisseurs de nos banlieues, les méchants garçons qui brûlent des voitures la nuit et qui violent des vierges dans les caves, entre autres poncifs éculés du genre. Personnellement, je m’en tape comme de l’an quarante de sa religion.

En effet, Le mari est français, accessoirement musulman mais français avant tout. Il s’est senti lésé et a utilisé ses droits de citoyen français pour réparer le préjudice qu’il estime avoir subi. J’applaudis des deux mains et je botte en touche les accusations outrageuse de sexisme.

La décision de justice ne dit pas que la femme doit être vierge pour se marier, la décision de justice dit que la femme qui n’est pas vierge ne doit pas mentir à un homme pour qui la virginité est une condition du mariage (pour des raisons qui lui sont personnelles et qui, relevant à mes yeux de la vie privée, ne doivent être justifiées sur la place publique). En quoi alors y’a-t-il matière à hurler au sexisme en rameutant toutes les féministes en mal de médiatisation ? Je vous le demande, en toute sincérité, parce que moi, je ne vois pas.

La femme s’est exprimée, elle a reconnu avoir menti sur sa virginité. C’est d’ailleurs la clé de l’arrêt, si j’ai bien tout compris, le juge ayant rebondi sur l’aveu judiciaire de la femme pour juger de la tromperie sur une qualité qu’elle savait essentielle pour le mari. La nullité n’a pas été accordée parce que la femme n’était pas vierge mais parce qu’elle a menti.

J’ose imaginer qu’un mariage annulé à la demande d’une femme dont le nouvel époux lui aurait caché des précédentes condamnations pour pédophilie alors qu’elle lui avait explicitement fait part de son désir d’un père aimant pour ses enfants aurait été autrement interprété par ceux-là même qui aujourd’hui s’insurgent. Mais là n’est pas mon propos.

Mon propos, c’est qu’un citoyen français a fait valoir ses droits. Mon propos, c’est qu’au lieu d’hurler au crime de lèse laïcisme, on devrait réaliser que cet homme a réussi à concilier les dictats de ses convictions avec la loi française. Mon propos, c’est que n’importe quel citoyen dans la même situation aurait pu faire valoir les mêmes droits à la nullité du mariage, et ce quelle que soit sa confession.

A mes yeux, c’est une preuve d’intégration qu’on devrait louer plutôt que d’en vouer l’acteur aux gémonies.

A force de tirer à boulet rouge sur toute intrusion de la religion musulmane dans notre petite culture catholique, on en oublie de voire où se trouvent les preuves d’une intégration en marche et de la possibilité d’une cohésion républicaine. Il est là et bien là, l’accroc au laïcisme républicain de notre chère patrie, pas dans la demande d’un homme que la justice a reconnu être dans son bon droit.

C’est fort dommage, je trouve.

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Regarde! Un top-modèle contrôleur…

J’aurais pu, oui, j’aurais pu vous parler de cette vidéo qui circule sur le net en ce moment, d’un orgasme féminin solitaire donné en pature aux hauts-parleurs d’un train de banlieue. J’aurais pu mais ce n’est pas mon genre de faire du double réchauffé. Je m’abstiens donc.

En fait, je vais vous parler de mes vacances, parce que oui, je suis en vacances. Alors comme à ma boîte chérie, ils ont décidé de m’interdire de travailler après avoir décidé que j’avais mieux à faire que du développement, et bien pour me changer les idées et ainsi obéir à ma hiérarchie, j’ai décidé de développer un petit CMS pour une connaissance qui voulait se faire un site.

Comme je suis une jeune femme dans le vent et à la pointe des dernières technologies, j’ai décidé d’expérimenter le modèle MVC, dit “Modèles/Vues/Contrôleurs” dont on dit le plus grand bien chez les experts auto proclamés du web.

Après une première étude, rien de bien nouveau sous le soleil du développement amateur qui se veut professionnel. Le modèle MVC, c’est rien de plus que l’éclatement fonctionnel du code en une couche d’accès aux données, qu’en d’autres lieux on appelle DAL, une couche d’objet métier et un moteur de rendu. Pas de quoi se taper la tête sur les murs, si ce n’est qu’enfin, le monde du développement informatique semble s’intéresser de près et plébisciter d’une seule voie certains aspects jusqu’ici ignorés tels que notamment la maintenabilité du code. C’est beau, c’est émouvant, et je vais me retenir ici de dire qu’il était temps.

Forcément, il en va des méthodes de développement comme des méthodes de conception, à savoir qu’elles ne sont les plus adaptées aux problématiques de conception ou de développement réelles que dans la mesure où on fait le tri entre ce qui est réellement utile et ce qui relève du superflu rigoriste. C’est ainsi que j’ai développé un prototype de CMS sur un modèle MVC retaillé à ma sauce, sans réellement respecter les fonctionnalités limitées de la vue parce que je n’ai pas vu l’intérêt de développer une usine à gaz pour le plaisir de dire “moi, le MVC, je maîtrise, t’as vu ?”.

A l’usage, c’est effectivement bien pratique, même quand on est tout seul à pisser du code, ne serait-ce que pour développer de manière morcelée dans le temps. Mais plus j’y réfléchis, plus je me dit qu’à part l’éclatement des vues, tout ça n’est pas très différent de la façon dont je structurais mon code avant.

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C’est pourtant simple…

If you encounter a mountain lion

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